Marrakech
jardin Majorelle (résidence Yves Saint-Laurent)
minaret de la Koutoubia, musée Dar Si Saïd
remparts de la vieille ville(médina)
tombeaux Saadiens, palais de la Bahia

Ouarzazate
Essaouira
souks et karaoké
version anglaise

Dimanche 15 février:
vol Lyon Saint Exupery- Marrakech
Surtout n'allez pas à l'hotel "le marrakech"
ce sont des vautours !!

(d'ailleurs j'ai appris qu'il avait été déclassé en 2005)


Marrakech ; arrivée à Marrakech 15 h, un bus est venu nous chercher direction l'hotel "le marrakech",
Installation il faut de suite donner un pourboir.Puis petite réunion de bien venu !
en faite on nous presente rapidement tous les extra payant !
le ping pong est gratuit mais il faut louer la balle et avoir ses raquettes !

En fait nous ne représentons peut être pour eux qu'un porte money et le jeu c'est de nous le faire ouvrir vite et de nous faire sortir des billets de préference.   puis petit sortie pour la Koutoubia, minaret-phare de la ville de Marrakech.
Tour imposante de la grande mosquée, c’est l’emblème de la ville.
Aucune construction dans Marrakech ne dépassant les 6 étages,
la ville s’étend horizontalement et la Koutoubia domine allégrement le tout avec ses 70 mètres.
repas chacun a sa table, on se regarde dans les yeux (mais bon au bout de 5 minutes !) et nuit.



Coup de cœur pour :

… la vue imprenable sur Gibraltar par le hublot de l’avion .
Bien calés au milieu de l’allée centrale de l’avion,
loin de tout hublot, le voyage ne promettait rien de très exaltant.
Mais le vol se déroulant dans de parfaites conditions climatiques.
Quelle vision ! Temps clair sans un nuage, deux terres face à face séparées par un bras de mer.
A ma gauche, l’Espagne. A ma droite, le continent africain, les côtes marocaines…
Une vue exceptionnelle sur Gibraltar, qu’aucun livre de géographie n’a jamais montré sous cet angle !





Lundi 2 février : Marrakech La journée
En matinée, tour du bassin de la Menara puis visite en toute liberté des monuments principaux de la médina :
tombeaux Saadiens, palais de la Bahia, musée Dar Si Saïd (art marocain).
L’après-midi, traversée des souks de Marrakech au départ d’une porte des remparts avec halte chez l’apothicaire (pharmacien herboriste)
 et ses 2000 extraits de plantes ; nouvelle traversée d’une partie plus animée des souks jusqu’à la place Jemaa el Fna,
rejointe au coucher de soleil.
Nous dînons avec un jeune couple fort sympathique ce troisieme soir : Isabelle : elle rentre à l’IUFM de Brest
pour être prof’ des écoles…
Quant à l’hôtel "le Marrakech"qui nous héberge, il est facile d’imaginer qu’avec un nom pareil ce n’est pas l’hôtel
le plus typique de la culture marocaine !
c’est un établissement  4 étoiles, sauf pour ceux qui sont loger dans la partie en restauration, piscine de rêve
(sauf si vous voulez vous baigner l'eau est glacial) personne ne se baignera pendant toute la semaine,
chambre "luxueuse" on nous a finalement donné un sceau pour la fuite d'eau sous l'évier de la salle de bain et le détail
qui donne le cachet à l’ensemble : les tâches sur le marbre donnant un aspect "sale".

Le truc à voir
La boutique et le show de l’apothicaire, dans les souks de Marrakech.
 Accompagné d’un guide local qui connaît les bonnes adresses et les endroits qui valent le déplacement,
un groupe peut bénéficier d’un accueil soigné dans certaines boutiques,
où les commerçants se plient en quatre devant un afflux inespéré de clients potentiels.

Ali nous emmène donc chez " l’apothicaire ", enseigne mystérieuse
qui désigne en fait la plus grande pharmacie herboristerie de Marrakech.
Nous sommes 48 à prendre place dans l’une des cinq petites salles où sont accueillis les groupes de touristes.
Sur les murs, les étagères sont garnies de bocaux multicolores, remplis d’herbes, de poudres, de roches…
Pendant une heure et demi, nous assistons à un véritable spectacle en odorama.
L’herboriste nous présente avec beaucoup d’humour épices, plantes médicinales et autres parfums.
Isa sert de cobaye pour tester les huiles essentielles en profitant d’un massage des cervicales très apprécié.
Et à force de vanter les mérites de tous ses produits-miracle, notre bonhomme parvient à convaincre les plus sceptiques
et chacun reconnaît souffrir de tel ou tel mal, nécessitant un traitement naturel par les herbes…
tant et si bien que l’herboriste réalise de bonnes affaires en organisant sa vente à la criée :
" Qui s’intéresse par la tisane amaigrissante ? Monsieur ? Qui s’intéresse par les huiles essentielles de massage ?".
De notre côté, Isa et moi manifestons une certaine courtoisie en préscisant que "nous reviendrons".



Coup de cœur pour la place Jemaa el Fna au crépuscule. Après notre visite prolongée chez l’apothicaire,
nous rejoignons par les souks le cœur battant de la ville de Marrakech, bercée par les derniers rayons de soleil de la journée.
L’alignement des vendeurs de jus d’orange, les multiples gargotes qui invitent à s’installer pour manger une brochette,
les conteurs, amuseurs et autres charmeurs de serpent qui se disputent les attroupements…
Il règne une grande animation qui fait de la place un lieu de vie extraordinaire
où les gens viennent se rencontrer dans une ambiance festive et chaleureuse.


 
… Autant de sites splendides dont nous garderons les images gravées dans nos mémoires,

Portraits d’autochtones

Les conducteurs de véhicules en tous genres dans les rues de Marrakech…
Il y a d’abord les chauffeurs conduisant voitures, bus, mobylettes, vélos, carrioles,
entraînant leur véhicule " au taquet " comme s’ils étaient seuls au monde !
Tout ce petit monde cohabite dans une joyeuse cohue et évolue selon des règles de priorité difficilement déchiffrables.
Notre chauffeur, très zen, s’en sort pourtant admirablement. Mais que je n’aimerais pas conduire ici !
…et la population des souks. Il y a aussi cet incroyable rassemblement humain à l’intérieur des souks,
qui vit et s’agite comme dans une fourmilière… Essentiellement masculine,
toute la pyramide des âges du Maroc y est représentée, du plus jeune au plus vieux.
Les artisans travaillent dans des conditions inouïes, assis sur un fatras incroyable de tôles, de bois ou de cartons dans un atelier de 5 m2.
Les gens y circulent à pied, à mobylette, en traînant parfois un chariot ou un mulet surchargé dans des allées souvent très étroites.
Au cours de cette première incursion, nous sommes relativement peu sollicités par les commerçants,
sans doute impressionnés par la taille de notre groupe.
De plus, Ali nous avait rappelé la consigne de ce jour : traverser sans s’arrêter pour arriver dans les temps sur la place Jemaa el Fna.


L’anecdote
La scène se passe au beau milieu des souks de Marrakech. Isa, souhaitant s’acheter une paire de sandales, se renseigne auprès d’Ali :
Isa – Est-ce qu’il serait possible que l’on fasse un petit arrêt dans les boutiques pour faire quelques achats ?
Je voudrais trouver des sandales.
Ali - Oh! non, on n’aura pas le temps aujourd’hui.
Isa - Oui je comprends, il doit falloir 20 minutes pour bien négocier le prix de la paire et avoir ses chaussures…
Ali - Non, en 20 minutes, tu n’auras obtenu qu’un seul pied !

Voyage et gens du voyage
Premier sentiment mitigé. Pas évident, pour ce premier jour, d’apprécier le voyage organisé en groupe à sa juste valeur…
Pas évident de se balader en permanence avec son étiquette de touriste autour du cou,
pas évident de visiter un musée avec un groupe de 50 personnes,
pas évident d’accepter les aléas du voyage, les arrêts photo systématiques sur les conseils du guide
où tout le monde descend en même temps prendre le même cliché
(à vous dégoûter de prendre la photo !).

Le truc à voir 

Les paysages du Moyen Atlas, successions de cartes postales grandeur nature.
Grands espaces, immensités arides semi-désertiques, sommets rocheux et plateaux caillouteux…
Chaque virage est l’occasion d’un nouveau tableau surprenant, nous montrant une nature inhospitalière mais d’une beauté folle et sauvage.
Avec un tel décor en toile de fond à travers les grandes vitres du car,
on accepte beaucoup plus facilement de passer la journée
coincé entre deux rangées de fauteuils pour un trajet de plus de 500 kilomètres !
 
Portraits d’autochtones

Les petits marchands des bords de route… On les rencontre parfois au milieu de nulle part. Fruits et légumes, miel, bijoux ou objets artisanaux,
ils posent leur modeste étalage à quelques centimètres du bitume et se couchent à l’ombre d’un arbre en attendant d’improbables clients.
On peut ainsi rencontrer une dizaine de marchands de pastèques répartis sur 150 mètres !
…et les vendeurs ambulants. Installés près des sites touristiques et autres vues panoramiques,
ils surgissent d’on ne sait où avec leur camelote et prennent d’assaut notre car de touristes
pour en tirer quelques dirhams ou quelques francs français.
Et ça marche, il y a toujours un pigeon ou deux dans le groupe pour se laisser tenter !…  

Le régal du jour
La traditionnelle soupe marocaine, appelée Harrira ou soupe du ramadan. Servie en entrée,
à base de tomates, de courgettes, de Isattes, de pois chiches…
Voilà de quoi commencer un bon repas, j’en ai repris trois fois ce soir !

Voyage et gens du voyage
Vivent les soirées libres ! Après les longues journées passées entre trajets, excursions et visites,
c’est un luxe que de disposer librement de ses soirées pour mieux n’en rien faire : discuter près de la piscine,
faire un petit tour dans les rues ou se poser à la terrasse d’un bar pour manger une glace et boire un thé
ou un jus d’orange (plus improbablement une bière)… Voilà exactement ce dont on a besoin pour être d’attaque le lendemain.
Dans tous les cas, c’est coucher au pire à 23h et lever entre 6 et 7 !

Le coup de cœur…
…pour ce décor saharien digne du " Petit Prince ". En ce lieu, voilà la réalité qui rejoint le rêve .
Je ne me remets pas de la beauté pure de ces dunes dans un décor sans cesse en mouvement,
de la finesse de ce sable dont nous ne manquons pas de ramener un échantillon…
Quant au concours de descente de dunes (en sprint ou en roulades), je l’ai emporté haut la main !
 
Portraits d’autochtones

Les semi-nomades des tribus berbères… Installés sur les plateaux du Moyen Atlas ou en bordure du désert,
ils logent sous leur kheima (les fameuses tentes berbères), avec femmes et enfants.
Les ânes et le troupeau de chèvres ne sont jamais très loin,
et les chiens aboient quand la caravane passe…
…et les femmes voilées de noir. Habitantes des régions du Sud où les traditions s’affirment beaucoup plus,
les femmes marocaines adoptent la couleur qui correspond à leur statut social (femme à prendre, femme mariée, veuve…) et masquent tous leurs attributs.
Les plus impressionnantes sont ces femmes drapées de noir des pieds à la tête, voilées au point de ne laisser apparaître qu’un regard ou qu’un œil…
 
Le régal du jour

L’eau minérale Sidi Ali. Il s’agit de l’eau minérale vendue en bouteille qui nous accompagne depuis le début du séjour par crainte des amibes.
Plus particulièrement la marque Sidi Ali (la Sidi Harazem a un goût !).
L’eau à l’honneur en ce jour de désert, puisqu’en rentrant de l’erg Chebbi,
il ne restait plus une goutte des 5 litres achetés à midi !
 
L’anecdote

La scène se passe dans notre luxueux appartement de l’hôtel Tafilalet d’Erfoud
(une grande pièce avec un immense canapé d’angle et deux lits une place, et une chambre à part avec un lit double).
A l’heure de la sieste, voilà soudain qu’une coupure générale d’électricité se produit. Pas de lumière, cela ne pose aucun problème.
Pas de frigo, tant pis pour l’eau fraîche.
Pas de climatisation… Non, s’il vous plaît, ne coupez pas la climatisation ! Ne coupez pas la climatisation ! 

Voyage et gens du voyage

Ils me rappellent quelqu’un… Il y a ce bon Mr Etienne, qui me rappelle un peu le père d'isa (le style et l’humour)
et aussi l’acteur de Crocodile Dundee (le flegme et la décontraction).
Pour son malheur, ce vieux baroudeur (qui n’a jamais été malade en des années de voyage) se paye la plus grosse tourista du groupe depuis le début du séjour (40,3° de fièvre, couché pendant deux jours) et se retrouve privé de désert !
Et puis il y a aussi dans le groupe un adolescent - grand, maigre et fan de basket
- qui me rappelle mon cousin Sébastien quelques années auparavant : pas du tout intéressé par l’aspect culturel du voyage
(" ils sont cons ces marocains… ", " il nous fait chier le guide avec ses casbahs ! "), il est toujours en train de s’ennuyer,
de râler et de s’engueuler avec sa mère qui fait son possible pour lui passer ses caprices.
 On se demande pourquoi il a tenu à l’accompagner dans un tel séjour, lui qui ne s’éclate que dans les piscines des hôtels !

Ouarzazate La journée
En matinée départ à travers les paysages arides du sud (boutique d’artisanat à la " maison berbère " (tapis (!) et bijoux) ;
détour par les gorges du Todgha, pique-nique puis retour à Tineghir,vallée du Dadès, route des mille casbahs – et des mille mosquées, Ouarzazate.

Installation et nuit à l’hôtel Bélère de Ouarzazate.


Le truc à voir 

Les gorges du Todgha. Un site naturel digne du Grand Canyon, autant visité que les gorges de l’Ardèche en plein été.
Les falaises qui bordent la rivière qui s’écoule paisiblement sont terriblement abruptes (300 mètres)
et l’on se sent tout petit lorsque l’on trempe les pieds dans l’eau et qu’on lève un peu la tête.
Un nouveau paysage surprenant et à vrai dire, complètement inattendu.
 
Le coup de cœur…

…pour un petit tapis touareg de la " maison berbère " de Tineghir.
Dans ce magasin de Tineghir où notre guide nous mène, nous flashons sur un tapis de tradition touareg, pièce unique, en laine de poils de chameau véritable !
Le prix initial nous ayant plutôt refroidis (800 francs français), Isa et moi étions prêts à abandonner l’idée
avant de se poser la question essentielle : combien sommes-nous prêts à dépenser ?
Question que notre vendeur (je comprends pourquoi on parle de " marchand de tapis " pour désigner certains commerçants !)
ne manque pas de nous poser.
Notre première opération marchandage nous permet de l’obtenir à 500 francs,
après une ultime intervention d’Ali pas sûrement pas désintéressée :
les guides touchent une commission sur les ventes quand ils emmènent un groupe dans un magasin…
 
Portraits d’autochtones

L’incroyable marchand de tapis… Authentique produit local, il nous reçoit dans son magasin, nous sert le thé et nous déballe à la fois sa marchandise et son baratin : " Vous êtes les bienvenus dans la maison berbère, ici nous vendons des tapis de famille par tradition…
Vous n’êtes pas obligés d’acheter un tapis au Maroc mais si vous voulez acheter un tapis, je préfère que cela soit chez moi…
 ".
Quant au discours de marchandage, il y a cette phrase qui revient souvent : " Non, à ce prix, c’est pas possible…
Tu veux acheter un chameau au prix d’un âne !…
 "

… et les femmes berbères de la région.
Nous les croisons en bord de route, habillées selon les traditions avec châles en laine, voiles en dentelles et bijoux berbères.
Leur présence ajoute à la couleur locale de cette région.

L’anecdote

La scène se passe au cours du pique-nique quotidien, dans le décor extraordinaire des gorges du Todgha.
C’était à mon tour d’être bougon et râleur, il faut dire qu’il y avait de quoi :
notre repas de midi s’était composé d’un petit sandwich au thon et de deux madeleines.
J’avais envie de fruits, mais quelque chose d’assez énorme. Avisant deux jeunes en face de nous exposant pastèques et melons,
Isa entrepris de mettre fin à mon caprice en achetant quelques bouts de pastèque pour conclure notre repas.
Mais les jeunes en question ne vendaient point de fruits, ils ne faisaient que les déguster pour leur pique-nique…
Devant le charme naturel de Isa, ces jeunes marocains (originaires de la Seyne sur Mer !)
nous offrirent généreusement quelques bouts de leur pastèque qui furent des plus appréciés  !



Voyage et gens du voyage

Les gens rigides, snobs et obtus. Au cours d’un voyage organisé, on apprend à composer avec des voyageurs plus expérimentés,
qui ont des habitudes et des exigences plus importantes que les nôtres.
Ce sont ces deux couples qui trouvent anormal que les gens changent sans cesse de place dans le car
(avec Isa, nous avons déjà essayé la moitié des sièges, du premier au dernier rang !),
ou cette parisienne qui grogne parce qu’il n’y a pas de porteurs de bagages dans l’hôtel,
alors qu’elle n’a que quelques mètres à faire (sans étage) pour rejoindre sa chambre. Ce que les gens peuvent être rigides, snobs et obtus !…

L’anecdote

La scène se passe au cours de cette fameuse éclipse. J’ai fait véritablement fureur avec mes lunettes de l’éclipse aux normes !
Nous n’étions que trois personnes dans le groupe à les avoir prévues, et on aurait dû faire payer un dirham à chaque fois qu’on les prêtait !
Sauf peut-être à ces enants marocains à qui on proposait un spectacle inédit, probablement incompréhensible.
J’ai même trouvé un commerçant qui voulait que je lui troque contre un objet de sa boutique… si je voulais bien rajouter quelques dirhams bien sûr !
Enfin, pour clore ce chapitre sur l’éclipse, une petite blague de notre guide : " La lune se mit en tête de séduire le soleil et lui donna rendez-vous. Mais celui-ci n’était pas disposer à écouter et lui dit : - Vous madame, vous sortez toutes les nuits, vous changez sans cesse de quartier et vous êtes pleine une fois par mois. Dans ces conditions je préfère que nous en restions là… ". Il aurait pu ajouter : - D’autant plus que j’ai horreur qu’on me fasse de l’ombre ! !
 
Voyage et gens du voyage

Saturation touristique. A force d’enchaîner les visites et de voir sans cesse de belles choses, il fallait bien que ça arrive :
nous saturons des casbahs, ksour, villages et monuments…
Du coup Isa et moi tirons un trait sur l’excursion optionnelle de l’après-midi (la Casbah de Tifoultoute).
Nous redevenons ainsi pendant quelques heures maîtres de notre destin, libres de nos pas… Ça fait un bien fou !

Ouarzazate - Marrakech La journée
Tôt le matin (7h30), départ de Ouarzazate pour rejoindre Marrakech à travers le massif du Haut Atlas par la route du Tzi-N-Tchika ,
avec passage au col du Tchika, passage routier le plus élevé du Maroc (2260 mètres). Arrivée à Marrakech à 12h30 après 198 kilomètres
(dont une bonne moitié de route très sinueuse…) Seconde installation à l’hôtel Paladien Tropicana de Marrakech.
L’après-midi, excursion libre en comité restreint (Gaëlle et Christophe, Florence et Laurent, Isa et moi) dans les souks autour de la place Jemaal el Fna.
En soirée, dîner spectacle à la Fantasia " Chez Ali ". Nuit à l’hôtel Paladien Tropicana de Marrakech.
 
Le truc à voir 

La route du Tzi-N-Tchika. Cette route incroyable (" l’une des plus belles du Maroc " dixit le Routard) relie le sud et le nord du pays à travers le Haut Atlas. Une route sinueuse au possible, occasionnant un voyage éprouvant mais époustouflant au milieu d’un décor naturel de première classe : sommets caillouteux ou verdoyants, bords de route à pic, panoramas sur la vallée et la chaîne du Haut Atlas…
 
Le coup de cœur…

…pour la soirée Fantasia " Chez Ali ". Un dîner spectacle dans la plus pure tradition marocaine.
Dans un décor digne d’Eurodisney, 2000 convives peuvent prendre place tous les soirs en terrasse ou sous tente autour de la piste du spectacle.
Après un repas traditionnel, copieux et succulent au cours duquel les groupes folkloriques se succèdent (chants, danses et percussions) autour des tables ,
les cavaliers acrobates s’élancent sur leurs fougueux chevaux berbères ; les arquebusiers font parler la poudre et le spectacle s’achève par un imposant défilé au son des percussions et des chants des groupes folkloriques berbères.
On rentre en ayant le sentiment de n’avoir pas vu passer la soirée !
 
Le coup de gueule…

…contre le spectacle de la Fantasia, trop court et ne bénéficiant pas d’un éclairage à la hauteur.
On se dit qu’avec les moyens du lieu, on pourrait faire encore plus grand, encore plus beau. Bref, on reste un peu sur notre faim – pour le spectacle,
pas pour le repas !
 
Portraits d’autochtones

Les enfants des bords de route… Ce sont ces petits marocains qui saluent le passage de notre car.
Assis devant leur maison ou au beau milieu de nulle part, en train de jouer, de travailler ou de regarder passer les véhicules,
ils nous adressent parfois un signe de la main, espérant un hypothétique retour de l’un ou l’autre de ces touristes campés derrière la vitre de leur aquarium roulant.
… et les chauffeurs de " Petit taxi " de Marrakech. A bord de leur Fiat Tipo ou de leur 205 (je pourrais revendre ma voiture sans problème dans cette ville !),
ils déjouent les pièges de la circulation à grands coups de volant – et de klaxon ; le frein n’est utilisé qu’en cas d’extrême urgence.
On n’est pas vraiment rassuré pendant le trajet mais on arrive toujours entier et à bon port.



Le régal du jour

Le repas de la Fantasia "  Chez Ali " : Harrira (la traditionnelle soupe marocaine qui met fin au jeûne du ramadan), méchoui, couscous aux légumes, corbeille de fruits et thé à la menthe. Une mention spéciale pour la viande d’agneau grillée du méchoui, qui devient un véritable régal relevé par une pincée de cumin. Quant au vin marocain que nous dégustons pour la première fois, le rosé se laisse bien boire mais le rouge est affreusement typé et limite imbuvable !
 
L’anecdote

La scène se passe dans une boutique de poterie en plein cœur des souks de Marrakech. Isa, avisant un mignon petit bol se renseigne auprès du jeune commerçant marocain qui vient de nous rejoindre.
isa – Tu le vends combien ce petit bol ?
Le vendeur, peu souriant – C’est 40 dirhams.
isa, ne doutant de rien – Quoi ? J’ai vu le même ailleurs pour 10 dirhams !
Le vendeur quitte alors la boutique pour entrer dans celle d’à côté.
isa – C’est bon, il va se renseigner sur le prix.
Mais… le vendeur n’est jamais revenu. Il n’était disposé à aucune négociation et, devant l’offre méprisante de Isa, était tout bêtement parti se recoucher !
 
Voyage et gens du voyage

Roman d’une adolescente. C’est l’une des personnalités les plus attachantes du groupe. Elle a le charme et l’insouciance d’une jeune fille de 18 ans – ce qu’elle est. Femme-enfant, elle se montre aussi naïve et imprudente qu’elle sait être attendrissante. Et puis, ce sourire enjôleur qu’elle arbore en permanence lui autorise tous les écarts…

Marrakech – Essaouira - Marrakech La journée

En matinée, départ de Marrakech pour Essaouira, excursion de la journée, rejointe à 11 heures après un arrêt photo d’une vue panoramique de la ville. Visite libre d’Essaouira (avec nos deux amis de l'Hôtel, histoire de diviser le prix du taxi par deux) : port de pêche, remparts et médina, souks, galerie artisanale, restaurant de poisson. L’après-midi, courte baignade sur la grande plage d’Essaouira. Départ à 16 heures et retour à Marrakech pour le repas du soir à l’hôtel. Une superbe journée !

Le truc à voir 

Cette charmante ville côtière qu’est Essaouira : son port d’un autre temps où se déroule la criée au poisson, ses remparts, ses maisons blanches et ses souks surprenants en plein cœur de la médina. On respire véritablement à travers les ruelles : il faut dire que nous apprécions d’avoir abandonné le groupe et que les températures sont plus conformes à celle des côtes françaises (entre 25 et 30°). Un seul regret : celui de n’avoir pas pu profiter plus longtemps du charme particulier de cette ville.
 
Le coup de cœur…

…pour cette baignade tant attendue dans l’océan Atlantique. Privé de mer à Casa et à Rabat, j’avais rabattu tous mes espoirs de regoûter à l’eau salée de l’Atlantique sur cette journée. Je n’ai pas été déçu, la plage était belle et l’eau presque bonne (16°C…).
…et aussi pour cette satanée mouette d’Essaouira qui me largue sans embarras un beau guano sur le tee-shirt. Je croyais que ça n’arrivait qu’aux Dupondt des trucs pareils !
 
Le régal du jour

Le poisson d’Essaouira, dégusté dans le restaurant Es Salam, très bien côté par le Routard. En tajine ou en friture (de la grosse, avec les arêtes), le poisson qu’est-ce que c’est bon !
 
L’anecdote

La scène se passe dans une de ces boutiques de marquetterie que l’on voit tant à Essaouira et concerne nos compagnons de Lentilly, Christophe et Gaëlle. Toujours en quête d’objets cadeaux à ramener au pays, Christophe flashe pour un superbe objet de la boutique : un tabouret dont les pieds sculptés s’entrecroisent, surmonté par une énorme boule en bois. Ni une ni deux, le voilà qui parvient à convaincre Gaëlle de l’utilité de l’achat et nous retrouvons nos deux compères une heure plus tard, les bras bien encombrés : il faut dire que la boule, légère et fragile, mesure au moins 60 centimètres de diamètre. Le genre d’objet facile à trimbaler qu’il leur faudra ramener au pays après l’avoir tenu sur les genoux dans le car, dans l’avion, et dans la petite voiture de location entre Paris et Lyon. Mais c’est clair, ça va avoir de la gueule dans leur salon !
 
Voyage et gens du voyage

Vive l’autonomie ! Nous accédons enfin à l’autonomie en ce jour béni. Pendant qu’une partie du groupe avance mollement derrière un guide local, nous découvrons librement et pour la première fois du séjour, un lieu menés par nos seuls yeux et nos coups de cœur, au hasard de nos pas. Notre plaisir est réel, d’autant plus que cette petite cité d’Essaouira dégage un charme unique et inimitable, semblable en rien aux autres étapes de notre voyage. Et puis, en prenant du recul par rapport au groupe, on évite aussi la compagnie de notre guide Ali qui a pété un câble depuis deux jours : il sent l’alcool à plein nez, il se montre particulièrement familier et sarcastique et n’est plus du tout aussi prévenant et disponible qu’il n#146;a été depuis le début du séjour. D’autant plus qu’il se rend coupable de coups d’éclats assez peu glorieux par rapport au groupe…


Marrakech La journée
Le matin, ultime escapade à deux en amoureux dans les souks de Marrakech et sur la place Jemaa el Fna pour les derniers achats et k-dos (et les dernières opérations de marchandage). Repas le midi à l’hôtel. L’après-midi, sieste et corvée de cartes postales puis balade dans Guéliz, la ville nouvelle de Marrakech (pâtisserie traditionnelle Al Jawda, " l’une des meilleures du Maroc " dixit le Routard). La soirée, c'est partouze ! non je déconne.

Le coup de gueule…

…contre cette interminable séance de cartes postales rejetée en cette veille de départ, par manque de temps (ou bien était-ce par flemme ou par manque d’organisation… ?). 28 cartes à envoyer, merci la famille et les copains de me gâcher mon dernier après-midi du voyage !

Le régal du jour

… en forme de coup de gueule. Pas de régal du jour aujourd’hui, parce que j’en ai marre de bouffer ! Jeudi soir festin à la fantasia, vendredi midi resto à Essaouira, vendredi soir buffet interminable à l’hôtel, samedi midi re-buffet interminable à l’hôtel, samedi soir re-re-buffet interminable à l’hôtel… " J’ai dit STOP !  Arrêtez, comme on dit vulgairement, j’ai les dents du fond qui baignent. " (Bedos)
 
L’anecdote

La scène se passe dans la chambre de l’hôtel en soirée, à la fin d’une chaude journée ensoleillée. En ouvrant la porte-fenêtre qui donne sur la terrasse, Isa s’arrête nette devant une vision d’hallucination : " Il pleut !… Viens voir, Cyril, il pleut, c’est le délire ! » Et effectivement, les gouttes à travers la lumière du lampadaire, le bruit de l’eau sur les feuilles de palmier, on y aurait presque cru. Si le jardin n’avait pas été équipé de l’arrosage automatique…



Comme un an auparavant, je ne peux pas rester couché ce dernier matin : il ne nous reste qu’une demi-journée et j’ai envie qu’elle soit la plus longue possible. C’est maintenant qu’il faut profiter… Tout commence par le rituel matinal : isa reste au lit le temps que j’accomplisse mes devoirs de vacances (footing, étirements et petite séance muscu), puis je viens la récupérer pour aller à la piscine, où je me prélasse après l’effort pendant qu’elle fait ses longueurs et répète ses enchaînements de natation synchronisée. Douche puis bonheur du petit déjeuner : une journée qui commence comme celle-là ne peut pas être une mauvaise journée…
La matinée, passée entre piscine et rangement des sacs passe bien trop vite. Avant le départ de l’hôtel, ISA a rapporté un petit souvenir du Maroc : un magnifique tatouage au henné en forme d’arabesque. Mais nous voilà déjà dans le car qui nous conduit à l’aéroport… Et pour une fois, les choses semblent se dérouler comme prévu : enregistrement des bagages, embarquement, et l’avion qui s’élance sur la piste à l’heure prévue. Mais alors que nous sommes en pleine phase d’accélération sur la piste, les moteurs sont soudainement privés de puissance et notre appareil freine brusquement ! Faux départ… Le commandant de bord prend la parole : " Mesdames et messieurs nous nous excusons pour cet incident, nous avons un problème qui semble être une perte de puissance ponctuelle au moteur numéro 4… Nous nous dirigeons vers la zone technique pour faire des essais. " Quelques vingt minutes plus tard, et après des essais a priori concluants (mais ça n’a rien de vraiment rassurant un essai de moteur d’avion, ça monte en régime et puis ça s’arrête sans qu’on sache si c’est dû à une panne ou à une manœuvre du pilote), l’avion se remet en place en début de piste et s’élance à nouveau. Une petite angoisse me reprend au moment même où nous quittons la piste : il ne faudrait pas que le moteur 4 nous plante de nouveau maintenant que nous avons décollé !
Après 2h30 d’un voyage sans le moindre trou d’air au-dessus de Gibraltar (malheureusement un peu voilé…
j’aurais dû prendre les photos à l’aller !), Biarritz et Paris, nous nous posons sans encombres à Orly vers vingt heures. Isa est la première à fouler le sol français, et quelques minutes plus tard, nous nous retrouvons avec nos sacs sur le dos au moment des adieux avec nos compagnons de voyage… Au revoir Pierre-Yves et Sophie, au revoir Perrine et la famille Gourlay, au revoir Christophe et Gaëlle, Florence et Laurent : c’était top ces deux semaines avec vous ! Chacun sa route, chacun son chemin…

Notre véhicule personnel est avancé : Nico, le frère d'Isa, a eu la bonne idée de venir nous chercher pour nous éviter la galère des transports parisiens un dimanche soir… Il fait sombre, le temps est gris et frais : le retour sur terre est difficile ! Sur le trajet de l’autoroute, je trouve les immeubles de banlieue encore plus moches que d’habitude et je suis agressé par la vision de ces énormes panneaux publicitaires lumineux en néon. Le Maroc me semble déjà si loin…
Nous avons pourtant des souvenirs et des images plein la tête - et des photos plein l’appareil. A l’heure du bilan, Isa est aux anges : elle vient de réaliser l’un de ses rêves, elle a vu le Maroc sous toutes ses coutures et n’est pas déçue par notre superbe périple : deux semaines en amoureux sans anicroche, dans un environnement privilégié, entre visites surprenantes, décors inattendus et hôtels presque trop biens pour nous… Grâce à elle, j’aurais pour ma part vécu deux semaines de rêve à la découverte de ce magique royaume marocain, et je reviens un peu plus riche de la culture extraordinaire et de l’histoire passionnante d’un pays unique.

Mais voilà, c’est fini ! " L’instant est béni, le reste est souvenirs… " Que me restera-t-il de ce voyage ?
J’ai déjà oublié les coups de gueule que j’ai pu pousser dans un moment d’égarement, je relirai sans doute les anecdotes que j’ai notées par souci du détail, je me souviendrai un jour de la saveur de tous les mets délicieux qui m’ont marqué parmi tant d’autres, je retrouverai sur les photos ou à travers ces lignes les visages des gens (autochtones et compagnons de voyage) qui auront partagé ces heures marocaines…
Je garde en tous cas pour toujours au fond de moi mes coups de cœur, chargés d’émotion, de joie et de bonheur : des monuments (la mosquée Hassan II, le Mausolée Mohammed V, Héri es Souani…), des ambiances (Jemaa el Fna, la grotte de Bahlil, les souks de Fès, la fantasia " Chez Ali ", Essaouira…), des décors fabuleux (Gibraltar vu d’avion, les gorges du Ziz, le désert saharien comme dans le Petit Prince…) et aussi un tapis, une danseuse du ventre, une baignade dans l’Atlantique, et le regard souriant de Perrine sur Rockollection… Oui, le cœur a vibré réellement pendant ces deux semaines passées bien trop rapidement ! Je n’oublierai jamais tout ce que j’ai vécu là-bas, c’est à moi, personne ne pourra m’enlever ces instants si rares où on a le sentiment d’exister vraiment… Salaam malikoum, Morocco !

"  Celui qui vit dans ce monde
sans ivresse permanente
n’a pas de vie... "

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